Carnet de voyage #20 - Sur la croisette.....

 

A l'heure où tout le monde digère lentement les excès des festivités, nous avons repris notre marche. Un programme un peu "paillettes" sur la côte d'Azur, de la promenade des anglais à la croisette.

Les petits pas sur la croisette

Nous avons joué les marcheurs "starlettes", l’espace de quelques jours, en longeant la côte d’azur entre Nices, Antibes et Cannes.

Quel bonheur que de se balader sur la promenade des Anglais, baignés par le soleil d’un hiver clément, poursuivis par les regards scrutateurs des petites vieilles pomponnées, plus habituées à voir défiler les sacs Vuiton et Gucci que les oripeaux et les sacs rapés des marcheurs au long cours !

 

En compagnie d’Emilie et Pierre Yves, deux amis qui nous avaient rejoints pour la semaine, nous avons poussé jusqu’à la croisette, monté les marches de Cannes avec les badauds et savouré des pic-nics au bord des plages privées.

 

Dans ces lieux, le marcheur se sent comme un exilé, une incongruité au milieu d’une débauche de luxe et de préciosités. Mais même dans cet environnement hostile, il y a toujours des rencontres pour vous réchauffer le cœur, comme ce propriétaire de supérette d’un quartier huppé de bord de mer, qui nous a presque offert nos courses tant il était enthousiasmé de notre aventure !

 

Espaces naturels V.I.P

Des Alpes-Maritimes, vous connaissiez sûrement les plages privées et leurs transats aux tarifs exorbitants. Mais cette privatisation des espaces ne s’arrête pas là et certains ont même transformé l'arrière-pays en espace V.I.P.

Nous en avons fait l’amère expérience après une dizaine kilomètre dans l’hinterland de Cannes, alors que nous marchions par les petits chemins en plein milieu des collines boisées et inhabitées. Nous sommes soudainement tombés sur clôtures barbelées, qu’aucune carte n’indiquait.

 

 

Nous venions de tomber sur le domaine Barbossian, un gigantesque complexe privé d’un milliardaire Franco-libanais de 1400 hectares (14 millions de m² !). Impossible d’entrer et nous avons dû faire un détour de plusieurs kilomètres, pour contourner un domaine pourtant presqu’entièrement sauvage.

 

Nous avons cherché en vain à négocier un passage avec le personnel du domaine, qui s’est montré aussi affable qu’inflexible. Et nous avons eu du mal à ne pas ressentir une certaine pointe de mépris pour nous autres malheureux bipèdes surchargés.

 

 

 


Une journée presque ordinaire

Dans la foret, des stelles qui rassurent quant à l'agilité des chasseurs du coin....
Dans la foret, des stelles qui rassurent quant à l'agilité des chasseurs du coin....

Aussi nous n’étions pas fâchés de retrouver quelques jours après le nord du Var, bien plus sauvage et bien plus accueillant. La mairie de Bagnols-en-forêt nous a notamment réservé une hospitalité mémorable, entre rencontre avec les associations de marcheurs et la presse locale, super repas du traiteur du village et une nuit sur les tatamis de l’école de judo.

 

L’arrière-pays Varois nous a positivement ravis : une terre assez sauvage, des paysages de canyons et des forêts de chêne lièges. Un endroit qui serait presque parfait s’il n’y avait pas ces innombrables chasseurs, que Julia a définitivement pris en horreur.

Pour le reste Emilie et Pierre-Yves et Florent ont eu droit à leur journée de bizutage, pour leur rappeler que la vie de marcheur au long cours n’est pas un long fleuve tranquille et qu’une journée de marche d’une trentaine de kilomètres peut s’avérer bien longue quand des petits imprévus viennent la pimenter.

 

Tout a commencé lorsqu’après une dizaine de kilomètres, le chemin prévu par le GPS a brusquement disparu et que nous avons dû passer près d’une heure sous une pluie fine à se faufiler au milieu de pinèdes assez denses et pentues, au milieu desquelles Julia perdit son téléphone.

 

Puis en milieu d’après-midi, alors que notre carte indiquait la présence d’un pont, nous nous sommes trouvés bloqués au bord d’une rivière d’une bonne quinzaine de mètres de large. Que faire ? Passer dans l’eau glacée ou bien faire un détour de 7 km ? Après quelques tergiversations nous avons finalement décidé de passer, qu’importe pour nos pieds mouillés et glacés ! L’expédition, avec les filles sur le dos, fut un peu rude mais finalement assez amusante.

 

Nous avons bien fini par arriver à Draguignan, à la nuit tombée, et bien fatigués. Emilie avait les pieds perclus d’ampoules, mais c’est la fin du périple pour nos deux camarades qui ont su tenir la distance. Pour nous la route continue en direction d’Arles.

 

Dans quelques semaines (le 24/01 à 17 heures) nous arrivons à Montpellier. Nous comptons sur votre présence ! Plus d’informations ici…

 

 

 


Écrire commentaire

Commentaires : 3
  • #1

    Charlotte (samedi, 11 janvier 2014 08:17)

    Bonjour bonjour!
    Ravie de lire ce message sur votre passage dans la maison et encore désolée de ne pas avoir pu vous héberger...
    Bonne route!
    Charlotte

  • #2

    Raph (samedi, 11 janvier 2014 14:16)

    Barbossian... Encore un coup des arméniens!!!

  • #3

    Ami Gilbert d'Ahuy (mardi, 11 février 2014 19:16)

    Ce qui est fantastique dans ces longs voyages à pied, c'est sa lenteur qui nous permet de
    prendre tout notre temps pour admirer la nature, les paysages, les beaux sites, et de
    faire de merveilleuses rencontres...souvent très éphémères!
    Gilbert

OTHER LANGUAGES

...ON AVANCE !

 

 

Depuis notre départ, nous avons marché