Carnet de voyage #17 - Bellissima Italia!

 

Nous voici désormais les deux pieds dans la botte, ravis de goûter à la dolce vita en ce mois de novembre où les beaux jours ont décidé de jouer les prolongations. Nous filons par les plaines en directions des Alpes et profitons de quelques jours de halte à Venise.

Chicchetti, pasta, café et art de vivre a l'italienne

Sur une Vespa! non nous n'avons pas abandonné le sac à dos
Sur une Vespa! non nous n'avons pas abandonné le sac à dos

Marcher, cela ouvre l'appétit. Alors depuis que nous avons passé la frontière italienne, nous avons chaque jour un surcroît de motivation: les délicieuses pauses café, les viennoiseries, les pasta et les chiccheti, délicieuses tapas vénitiennes de fromage et jambon.

 

L'Italie c'est tout un art de vivre, des bons produits, au moins trois bistrots dans chaque village, toujours remplis d'une foule de gens qui se retrouvent pour prendre le café ou l'apéritif, squattés par les petits vieux du coin, généralement très affairés à quelque partie de cartes, et des plus jeunes qui font bruyamment sonner les incontournables machines à sous.

 

Nous goûtons donc à cette dolce vita et apprécions le retour dans les plaines, moins exigeantes pour nos mollets que les collines slovènes.

 

l'Italie, c'est aussi des rencontres fantastiques avec un peuple joyeux et volubile. Nous avons passé une excellente soirée avec Pietro, un couchsurfer qui a composé l'hymne national d'un pays, l'Antarticland, qui n'existe pas, et gardons un souvenir mémorable d'un adorable curé italien aux propos pas très catholiques, mais qui nous a gentiment ouvert une salle du presbytère pour la nuit. Avec ses quelques lointains souvenirs de français qu'il rassemblait avec un grand enthousiasme, il nous a fait un éloge du divorce et s'informait avec malice des nuances existant dans la langue de Molière entre les verbes "dormir" et "coucher". Et lorsqu'en prenant congé de nous, il apprit que Julia était juriste, nous prévint, rigolard: "mon père m'a toujours dit de me méfier de trois personnes: les médecins, les avocats et les curés!"

 

Pour le reste, notre entrée dans la botte a été copieusement arrosée: un peu de Prosecco et de délicieux vino bianco du Friuli, grâce à nos hôtes qui ne cessent de nous gâter ! Mais bien davantage encore par des pluies diluviennes auxquelles nous avons eu droit pendant quelques jours et qui ont percé nos chaussures un peu usées, nos ponchos en synylon et nos vestes en gore-tex. Enfin, tout, sauf l'inaltérable parapluie rouge de Julia!

 

 

Venise, la Sérénissime, inaltérable.

Marcheur mouillu, moral foutu!

Aussi n'étions nous pas fâchés, voire même carrément impatients d'atteindre Venise, qui symbolise pour nous le mi-parcours (et oui, déjà....) et synonyme d'une très attendue pause d'une semaine en famille.

 

Bon, la Sérénissime est toujours aussi belle, surtout dans le soleil froid de Novembre. Elle ne perd rien de son charme, pour peu que l'on s'écarte des quartiers surpeuplés de Saint-Marc et du Rialto et qu'on préfère aller se perdre dans les dédales de petits canaux du quartier de l'Université ou du Cannaregio.

 

Enfin, quartier du Rialto, il faut tout de même se ménager un peu de temps pour faire un tour du marché aux légumes et aux poissons et aller prendre un apéritif accoudé à l'un des quelques comptoirs du coin, autour d'un spritz et déguster quelques chicchetti. Vous pouvez aussi choisir l'option extérieure, mais il faudra alors défendre votre pitance contre les nombreux pigeons!

 

 

Le spleen du vagabond

Après une précieuse semaine de repos, il a fallu reprendre la route pour entamer la "seconde mi-temps" de l'Europe des petits pas.

 

Quoique nous soyons désormais rodés au voyage, Tous les jours ne sont pas devenus faciles pour autant.... Nos corps supportent l'effort de manière surprenante, après plus de 6 mois d'itinérance, mais l'expérience du vagabondage devient parfois pesante. C'est tout le paradoxe de notre mode de voyage : nous somme à la fois ultra-lents ET perpétuellement en mouvement.

 

Nous découvrons chaque jour un nouveau lit (ou pas!), de nouvelles personnes, des gens inconnus d'abord, puis auxquels on s'attache le temps d'une soirée, une maison où l'on aura parfois eu le plaisir de se sentir "comme chez soi". Et puis le lendemain matin, il faut tout recommencer. Il faut quitter cette ville ou ce village qui a à peine eu le temps de nous apparaître familier, et qui se perdra peut être bientôt en nos mémoires dans la litanie des lieux au nom imprononçable que nous avons traversé depuis une demi-année .

 

Mais bon, on ne va pas vous demander de vous apitoyer sur nos petits malheurs de voyageurs. On vous rassure, nous avons toujours les deux pieds dans la botte et le moral est bon!

 

A l'heure à laquelle nous postons cet article, nous avons atteint Vérone, nous voyons d'un peu partout les cimes enneigées des Alpes, petit prélude ( un peu inquiétant) du programme qui nous attend fin décembre...

 

A très bientôt...


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Commentaires : 4
  • #1

    Emma (ecole de cherveux ) (samedi, 30 novembre 2013 14:09)

    bonjour
    c est des mots pour vous encourager
    c est super
    au revoir
    et continuer come ca,
    emma

  • #2

    Noémie (jeudi, 05 décembre 2013 18:04)

    Des petits mots pour vous encourager jusqu'à Noël ! Demain : le 6 décembre ! nous fêterons à notre manière la Saint Nicolas ! Je vous conseille un chocolat chaud, un petit bonhomme de pain d'épices, cela réchauffera vos cœurs en pensant que Noël, c'est dans moins de 20 jours ! Pensez aussi à Marius qui se lève au quart de tour pour ouvrir sa case de calendrier, alors qu'il est un peu fatigué et habitué à dormir encore 5 minutes, encore 5 minutes...
    Heureusement qu'en marchant, le corps se réchauffe aussi ! Et j'imagine que bien couvert, on peut passer des cols !?!
    Je pense bien à vous chaque jour, je vous souhaite de belles journées ensoleillées et des accueils chaleureux chaque soir ! En ce temps de l'avent, on s'attend à ce que chacun ouvre sa porte aux 2 sympathiques et courageux marcheurs que vous êtes !
    Chers concitoyens italiens, accueillez-les ! Ne les laissez pas dans le froid dehors, si vous êtes au chaud !
    Grazie mille !
    Grandi baci a tutti

  • #3

    Graciela (vendredi, 06 décembre 2013 14:36)

    Coucou les amis,
    Toutes mes excuses pour ne pas avoir pris le temps de vous écrire. J'ai un peu regardé vos photos et je tiens à vous dire que vous ressemblez étrangemment à des concurrents tout droit sortis de Pekin Express ! il vous manque juste le petit logo sur le sac à dos.. hihi ! ceci dit, je suis impressionnée par votre aventure et je tiens à vous encourager pour la suite ! Bravo ma petite julia !
    Je vous fais des bisous et j'espere avoir l'occasion de communiquer avec vous sur skype prochainement.
    xx

  • #4

    Ami Gilbert d'Ahuy (mardi, 11 février 2014 19:36)

    J'aime bien votre expression: marcheur mouillu, moral foutu!
    C'est vrai que c'est pas marrant de marcher dans la gadoue...
    Mais fort heureusement, les bons moments dans les belles soirées
    autour d'une table, font très vite oublier tous ces petits aléas
    sur nos chemins...et le moral redevient goulu!
    Gilbert

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