L'envers du voyage #3 - Cuisine et randonnée

 

Nous continuons de vous faire la visite guidée de notre sac à dos. Cette fois-ci nous vous faisons "le tour de la popote", ou comment manger bien (ou pas trop mal), lorsque l'on voyage à pied.

 

Variations charcutières

Ceux qui nous connaissent un peu savent notre amour des petits gueuletons entre amis, qui sont l'une des pires privations que nous impose ce périple.

 

Car, honnêtement, la marche à pied et la gastronomie fond rarement bon ménage. Le repas froids et le sempiternel triptyque "pain, saucisson fromage"  finissent par lasser .

 

Nous (Mathieu surtout) étions partis pleins de grandes ambitions culinaires et d'idées recettes de bivouac. A l'épreuve de la route, notre pain quotidien est bien moins appétissant, avant tout parce que les rayons dégarnis des magasins de l'Europe de l'est n'offrent, en dehors des grandes villes, qu'un choix de produits très limité. Après trois mois et demi d'aventure nous ne pouvons désormais plus voir un paquet de chips en peinture et nous abhorrons le concentré de tomate, seule sauce généralement disponible dans les petites épiceries.

 

La seule expérience culinaire un peu exotique à notre actif, c'est une carpe offerte par un pêcheur au bord d'un lac et que nous avons eu le plaisir de faire griller au feu de bois.

 

 

La popote: ultralight cooking

La première contrainte du marcheur c'est le poids, les aliments lourds ( conserves, contenants en verre...) sont bannis. Il en va de même pour le matériel de cuisson qui se doit d'être léger.

 

Nous avons ainsi opté pour une popote en titane (snow peak trek 1400), petite coquetterie vu le prix du titane, mais c'est l'option la plus légère et plus durable que l'aluminium anodisé. Le set de cuisine se compose d'une casserole de 1,4 l et une petite poêle/ couvercle de 10 cm de diamètre. 

 

Le tout chauffe grâce à un bruleur à gaz, MSR superfly, qui présente l'avantage d'accepter les différents types de cartouches : les françaises campingaz et celles du reste du monde. Comme quoi, l'exception française ne s'arrête pas au domaine culturel! Le tout démonté et replié rentre pile poil dans la popote.

Nous avons 2 sporks, sortes de cuillères / fourchettes en plastique qui se cassent de peur, un opinel, une sélection d'épices (merci Noémie!) conditionnés en petits sachets, et voilà tout.

 

C'est assez rudimentaire, mais pour le randonneur, notre équipement rentre dans la catégorie 4 étoiles, par rapport aux réchauds à alcool, Esbit, ou encore le très intéressant réchaud à bois.

 

Notre carnet de recettes

Dans notre passé de randonneurs du dimanche, nous avons pourtant eu l'occasion de faire quelques bons repas. Nous gardons notamment en mémoire une expérience mémorable en Bretagne* sur le sentier des douaniers, à cuisiner les coques que nous avions pêchées sur un banc de sable à la pause déjeuner (voir la recette ci-contre).

 

Sans aller aussi loin, nous avons quelques recettes simples qui fonctionnent bien en conditions de marche:

 

- la salade niçoise : riz, mais, olives, thon en boite, tomate et concombre. Nous emportons généralement quelques centilitres d'huile d'olive dans un flacon étanche et on peut remplacer le vinaigre par un peu de citron.

- Riz poêlé avec du chorizo et un peu de curry.

- la semoule déclinée sous toute ses formes et notamment les sachets de semoule méditerranéenne de chez TYPIAK (encore le bretons...) qui sont excellents.

- le saucisse purée mousline, agrémenté d'un peu de crème liquide pasteurisée (les petites briques) et de curry.

- Les pâtes au pesto. Pour les plus nature, le dernier numéro de carnets d'aventures présente comment se préparer un pesto d'orties.

 

Il nous arrive quand même de passer de longues heures sur les chemins à nous remémorer tout ces plats qui nous font saliver et dont nous ne pouvons, pour l'instant, que rêver : boeuf bourguignon, poulet au vin jaune et aux morilles, blanquette de veau, bar en court bouillon avec sa petite sauce a la crème citronnée....

 

NOTRE RECETTE DES TAGLIATELLES AU COQUES FACON MARCHEUR

 

Ramasser les coques dans le sable d'un crique bretonne paradisiaque..,

 

Il faut ensuite commencer par les faire dégorger 2 h dans l'eau de mer: nous avions alors sacrifié nos gourdes pour ramener 3/4 L d'eau salée, puis placé le tout dans un sac plastique étanche suspendu avec des ficelles.

 

Faire ouvrir les coques à feu fort sur le réchaud, puis les décortiquer. Garder le jus de cuisson, qu'il faut ensuite filtrer. C'est l'étape un peu technique en rando, mais nous nous en étions sortis en sacrifiant un bout de serviette posé au fond d'un goulot de bouteille en plastique. Faire réduire le jus, puis y ajouter, crème fraîche (stérilisée), le curry et replonger les coques. Réserver.

 

Faire ensuite cuire les pâtes puis verser les coques et la sauce dessus.

 

Déguster !

 


 

* Nous en profitons pour passer un grand bonjour et toutes nos pensées à Marion, Isaïe et Virgile, les joyeux drilles de "l'équipe goéland".

 

 


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Commentaires : 5
  • #1

    Elise (vendredi, 20 septembre 2013 21:09)

    Miam :) trop fort les top-chefs de la marche ! merci pour les recettes ultra MUL !

  • #2

    Nathalie (Bordeaux) (samedi, 21 septembre 2013 18:33)

    Ce soir, crevettes et moules marinières et une pensée pour vous... bises

  • #3

    les parents atlantiques (dimanche, 22 septembre 2013 01:02)

    Ce soir crevettes fraichement pêchées et pâtes aux coques (autre delicious recette ) chez tata Martine et tonton Bernard. On a pensé à vous. Bisous

  • #4

    Dubois MarieClaude (dimanche, 22 septembre 2013 10:38)

    Pour les coques glanées dans le Fiers d'Ars, ça marche aussi. La recette est identique et délicieuse, of course. C'était jeudi avec Dédé !!!

  • #5

    Ami Gilbert d'Ahuy (mercredi, 19 février 2014 18:43)

    Tant pis pour le poids, mais que ce soit sur un chemin de Compostelle, de Rome, de Jérusalem ou d'ailleurs, un tout petit camping-gaz est absolument nécessaire, et ce que je préconise et que je cite dans mon blog, de boire très souvent des liquides chauds " surtout des soupes ", pour les sels minéraux, que l'on perd énormément par la transpiration, et qui occasionne souvent les tendinites et douleurs musculaires!
    Gilbert.

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