Carnet de voyage #11 - A Cracovie

 

Pour sortir de la noirceur d'Auschwitz, petite escapade à Cracovie, la très élégante seconde métropole de Pologne.

 

La vieille ville, oui mais...

Nous sommes entrés dans la ville par les sentiers, chose incroyable car d'habitude l'approche des grandes agglomérations s'accompagne du vrombissement des voitures qui foncent sur les grands axes et de la traversée peu glamour des banlieues industrielles et commerciales.

 

Mathieu semble jongler avec aisance entre Google map, le GPS et les cartes quand moi je ne sais toujours pas où sont ma gauche et ma droite!

 

Comme dans toutes les villes, la première chose que l'on cherche à voir c'est le centre historique. Avec celui de Cracovie, nous sommes plus que comblés. La ville n'a pas connu le triste sort qui réduisit en cendres toute la cité de Varsovie en 1944 et par conséquent la vielle-ville n'a pas ici de vieux que le nom.

 

En empruntant les premières ruelles on débouche sur une place majestueuse, avec au centre l'ancienne "halles aux draps", abritant aujourd'hui de véritables attrape-nigots. C'est comme ça à Cracovie, il faut passer outre les calèches de princesses qui font le tour de la place, outre les petites voitures de golf reconverties en promène-gogos, pour savourer sa balade entre les bâtisses pastels qui encerclent la halle.

 

La nuit, les éclairages sont si bien choisis que nous avons l'impression de plonger dans le Cracovie d'une autre époque.

 

 

Cracovie, oh oui !

 

Mais le bruit et la foule sont si oppressants que la vielle ville, on ne fait qu'y passer. Là où nous avons aimé prendre le temps de flâner, de trinquer c'est dans le quartier juif de kazimierz.

 

Ce quartier est étonnant, on peut aussi bien y croiser des étudiants branchés attablés dans un pub aux allures d'atelier mi-bobo mi-underground, que des processions de touristes faisant le tour des synagogues en brandissant de grands drapeaux d'Israël. Il y a une dizaine de synagogues dans le quartier, l'une d'elle, relativement ancienne abrite dans le sous-bois attenant, un très vieux cimetière avec d'innombrables stèles grises gravées. On s'y recueille, on s'y promène.

 

En trainant un peu plus loin nos savates, nous avons découvert le quartier de podgorze, un quartier peu mis en avant par la ville. Il rappelle celui où nous logions à Varsovie (Mirow), tous deux correspondent à la délimitation du ghetto juif arrêté par les allemands pendant la guerre. Un lieu de souvenir amer qui met encore mal à l'aise les polonais.

 

Podgorze c'est comme un village dans la ville. C'est là, a l'abri du vacarme du coeur de ville que nous avons décidé de nous poser pour nos deux jours de pause.

 

C'est en faisant nos course a podgorze que nous avons réalisé que nous étions atteints du syndrome du marcheur au long cours : on rêve pendant des jours d'un vrai supermarché où l'on pourra enfin acheter du pesto pour nos pâtes et au bout de quelques heures dans la ville, on préfère les petites épiceries où le choix est vite fait. Siphonés ces marcheurs !

 

Cracovie si bien mais déjà si loin, car depuis nous avons passé les Carpates et nous sommes entrés en territoire slovaque, mais ça c'est une autre histoire, un autre carnet de voyage ....

 

 


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Commentaires : 5
  • #1

    gene et André (mardi, 10 septembre 2013 21:34)

    Du "Chat qui pêche" à Argeliers au bord du canal du midi, merci pour la lecture comme toujours passionnante ! Bisous à vous.

  • #2

    Gallien (mardi, 10 septembre 2013 23:43)

    C'est cool de pouvoir vous lire régulièrement. Continuer comme ca.
    Super carnet de voyage !

  • #3

    Elise (mercredi, 11 septembre 2013 23:14)

    ah oui vraiment, tous vos jolis carnets font deja un bel album !

  • #4

    Stéphane (Région LR) (jeudi, 12 septembre 2013 08:45)

    Bonjour à vous 2,
    sacré chemin parcouru déjà. Vos articles sont très bien et donnent vraiment envie de visiter ces lieux ! Bonne route
    Stéphane

  • #5

    Ami Gilbert d'Ahuy (mercredi, 19 février 2014 18:16)

    Ce qui reste après nos grands voyages à pied, ce sont toutes ces images et ces visages que l'on découvre tout au long de nos chemins, qui restent gravés à jamais dans nos mémoires, et qui défilent souvent dans nos souvenirs et dans nos rêves, comme de vieux films que l'on remet sans cesse...
    Gilbert

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