Carnet de voyage #3 - Sur les bords de la baltique

 

Nous vous avions laissé(e)s au milieu de l'Estonie, a Pärnu. Depuis nous longeons la côte de la baltique en direction de Riga, la plus rayonnante des cités baltes.

La baltique, côte alanguie.

La côte dévoile un visage sauvage: des plages de sable sur des kilomètres, battues par les vents et les rouleaux d'une mer aux reflets bruns. Tout au long du rivage, de grandes forêts ajourées par de petites maisons cossues en bois coloré, bordées de jardins strictement tenus.

 

Les villages sont rares et exhalent un air paisible. Ici, pas de déferlements de hordes de touristes. On retrouve juste ça et là quelques familles profitant d'un petit cottage au bord de la mer ou autour d'une tente et d'un barbecue. A Häädemeste, la vie s'écoule avec lenteur: nous n'y verrons ni cinéma, ni théâtre, tout juste un petit marché d'été animé par une chorale d'enfants lettons.

 

Viktor, notre hôte, dit qu'il aime y apprécier le "slow pace or life": de grandes ballades dans la nature et de longues soirées passées autour du "thing", sauna estonien, entre amis. Nous nous sommes initiés à cette coutume balte avec surprise, puis avec délice: 10 minutes dans une petite maison de bois chauffée à 90 °C par des pierres brulantes, puis une douche et un verre de vodka a l'extérieur pour décompresser.

 

Souvenirs de Moscou

Nous poursuivons notre chemin sur la côte par la Lettonie. Une de nos hôtes, une femme modeste qui nous accueille dans un corps de ferme en complète rénovation, nous déconseille d'emprunter le chemin côtier, infesté de tiques et de chiens agressifs, que leur maîtres laisseraient opportunément en liberté pour faire fuir les passants.

Elle poursuit en pestant contre le gouvernement qui traiterait la question avec trop de laxisme. "C'est comme ça la démocratie", conclut-elle en souriant.

 

La plupart des discussions finissent par converger vers le souvenir de la domination soviétique. Souvent de manière allusive, on nous rappelle qu' AVANT les choses étaient différentes. Les sentiments sont généralement ambivalents, oscillant entre la satisfaction pour les progrès économiques, l'ouverture accrue sur le monde et la nostalgie d'une vie plus simple et plus égalitaire.

On nous précise tout de même que ceux qui avaient de bonnes relations avec les employés des rares commerces parvenaient à être un peu plus égaux que les autres....

 

Nous abordons toujours avec prudence le sujet, encore brulant, des relations avec le voisin russe dans un pays qui, comme la Lettonie, compte près de la moitié de russophones.

 

Hospitalité

Nous avons finalement fait fi des bons conseils et emprunté les chemins du littoral, quitte à passer parfois quelques heures à marcher à même le sable, faute de sentier côtier. Mais nous n'avons pas croisé de chiens enragés et peu de tiques voraces.

 

Nous avons même rencontré en chemin deux bonnes âmes qui nous ont offert l'hospitalité, lorsqu'un mal aux pieds tenace nous a obligé à modifier nos étapes. Ceux-là même nous ont ouverts quelques portes pour les jours suivants. 2 pays traversés, et un ange gardien dans chacun d'entre eux...Pourvu que ça dure!

 

PS: Depuis nous sommes arrivés a Riga, où tout se passe bien. D'ici quelques jours quelques nouvelles plus détaillées... En fonction de capacités d'accès a internet. 

PS2 : A noter, quelques nouvelles photos dans l'espace photos de notre site

 


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Commentaires : 2
  • #1

    Elise (mardi, 18 juin 2013 13:23)

    en voila une belle citation sur la democratie,
    certainement il y a de quoi reflechir sur tout cela et "c'est comme ca"!
    les photos en bord de mer sont superbes, et si en plus les tiques n'etaient pas dans les parages, vous avez fait une belle rando cotiere, vraiment!

  • #2

    Lulu (mardi, 18 juin 2013 22:43)

    Mais à qui devons nous cette belle plume?!
    Il fallait que je le dise!

    Des bisous à vous deux!
    Continuez à nous faire voyager!

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